Pierre qui roule ... en train

Publié le par Pierre qui roule

COMME SUR DES ROULETTES

Arrivé en gare routière à 18h30; hôtel trouvé à 20h00 en sortie de Barcelone (médiocre et assez cher ; je vais vite apprendre que les prix en Catalogne n'ont rien à voir avec ceux de l'Espagne profonde, mais sont très proches des prix de France). De fait je n'avais pas envie de revisiter Madrid (peut-être à cause des mauvais souvenirs d'une strangulation / dépouillation alors que j'étais piéton en 2005, mais aussi parce que je n'avais pas trouvé la ville particulièrement intéressante) ni même Barcelone qui par contre est très riche et agréable (souvenir d'un lointain week-end de marathon); alors c'est qu'il est sans doute bien temps de faire un break ...


Départ le Samedi matin par le bord de mer, en remontant le parcours du marathon, mais ce n'est pas très joli puisque le chemin de fer sépare la route de la plage, et la circulation de week-end oblige à une attention constante ; les premiers baigneurs sont déjà dans l'eau bleue. La zone urbanisée continue encore sur une trentaine de kilomètres.
Lors d'un arrêt photos (de très beaux graphs qui vont illustrer un prochain article ...) je suis abordé par un jeune cyclo. C'est un Français, Romain de région parisienne, qui termine son Tour du Monde de 9 mois (Asie, Australie, Amérique du Sud, Maroc). (Accès à son blog par la photo ou par les liens) On décide de rouler ensemble et c'est bien sympa dans cet environnement peu plaisant. La route est plate et le vent favorable, par contre à la première bosse il est clair que nous n'avons pas le même moteur ! Il a 25 ans et est déjà triathlète Ironman , par respect pour mes cheveux blancs il m'attend en haut. Il me parle de pays lointains, je lui raconte certains pays d'Europe puisqu'il a encore 2 mois devant lui. Il me quitte en fin de journée pour chercher un camping et se baigner ;  je continue jusqu'au prochain bourg ; Comme nous suivons théoriquement la même route nous avons une chance de nous revoir Dimanche ...
Première fois que je trouve un hôtel complet, mais ça passe dans le 2ème ; du balcon j'assiste à un défilé de dragons cracheurs de feu accompagnés de fanfares, puis je descends les photographier, mais je n'ai pas bien compris de quelle fête il s'agissait cette fois.

Dimanche matin alors que je tire de l'argent au distributeur vers 9h30, Romain beaucoup plus matinal et qui a rattrapé ses 25 km de retard passe dans la rue principale
(coup de chance, je venais de sortir de l'hôtel et ce n'était pas son plus court chemin). Je suis bien content de pouvoir continuer la route avec lui alors que la circulation devient de plus en plus intense. Les conducteurs espagnols sont vraiment, vraiment très respectueux et patients, par contre c'est donnant-donnant nous ne devons pas rouler à 2 de front.
Il y a quand même quelques jolis passages en petite montagne ou en bord de mer. Grand pique-nique vers 14h00 ; Romain va s'arrêter là, au dernier petit port avant la frontière ; je vais continuer vers la France ...
La côte est plus escarpée vers Port-Bou, puis Cerbère. On aperçoit du dernier col le triage de Cerbère,
véritable réseau de train miniature ; en allant à la 'gare internationale' je suis arrêté au passage à niveau par un corail qui part à Strasbourg, déception ! renseignements pris il ne passait pas par Dijon. Pour une fois ça se présente bien dans les connexions ferroviaires : on me propose un TER à 17h25 pour Avignon 21h02 et le lendemain divers TER ou TGV pour Dijon. Pas d'ascenseur en gare de Cerbère, par contre les nouvelles rames Bombardier permettent d'entrer le vélo pratiquement de niveau avec le quai, et l'espace est vaste dans le wagon sinon il y a aussi des crochets).
Sorti de gare d'Avignon à 21h15, il s'agit de trouver un hôtel rapidement ; un Etap'Hotel me tend les bras, oui mais, nous sommes en plein salon de la Brocante et il est complet. l'hôtesse charmante me donne un plan puis quelques conseils, puis prend son téléphone et fait quelques tentatives infructueuses (hôtels en ville complets ou tout à fait hors budget) et trouve finalement le Formule1 en banlieue, vers la gare TGV ; dernier bon conseil, elle me suggère de prendre la navette-bus ; merci à elle, une telle serviabilité gratuite est rare en France (ce sont les hôteliers Italiens qui se préoccupent le plus de trouver les bonnes solutions). Je tente la navette et effectivement aucun problème pour monter le  vélo chargé dans le bus ; 1/4 d'heure sur des rocades et en zone industrielle, j'aurais eu du mal et sans éclairage c'était un peu juste. En arrivant au Formule1 je fais la connaissance de Claudio, un brocanteur d'origine italienne, installé dans le Var. L'installation est vite faite et le vélo a sa place dans la vaste chambre pour handicapé ; la douche attendra. Je retrouve Claudio au Buffalo voisin, il est presque 11H00, mais on a encore le temps de sympathiser devant une viande rouge ; je lui explique ma liberté cycliste, il me fait part des joies de la paternité qu'il découvre à 56 ans ; finalement, il tient même à m'inviter pour le dîner.
Le lendemain, je prends encore mon temps pour un petit déjeuner à volonté, pour un peu de rédaction sur le Notebook. Pas trop inquiet pour aller prendre un TGV direct pour Dijon à 12h45 ; mais j'ai encore du avoir un peu de chance car il était en fait bondé, j'ai peut-être profité des places réservées aus cyclistes ?

Etrange, n'est-il pas? que ce soit justement dans ce dernier petit tronçon de retour que j'ai pu faire des rencontres plus intimes !

COMME SUR DES ROULETTES pour rentrer, mais en fait tout le voyage s'est fait avec une facilité étonnante.

 

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Ne déconnectez pas encore, quelques articles sont en préparation pour les jours prochains ... 
 

Publié dans 2009 Espagne

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Commenter cet article

jp.conrath 01/07/2009 15:34

C'est une sacré aventure que tu as vécu!!!!Yvonne et moi te félicitons de tout coeur.Et maintenant que vas tu faire?Du repos mais sous quelle forme?de Saint Gervais ou nous sommes nous admirons les montagnes sous la caniculeBien amicalement à toijea

casilix 30/06/2009 21:32

welcome back HOME et merci de nous avoir fait voyager alors qu'on bossait + pour gagner - ;-)))