Vendredi 22 mai 2009
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22:32
CARTE POSTALE
Route magnifique depuis St-Just-St-Rambert; balcons et
gorges de la Loire; passage par les gorges de l’Allier, montée sur la Margeride, traversée de l’Aubrac, descente sur le Lot mais passage dans la vallée du Dourdou, puis re-Lot, puis Célé par le
Quercy puis re-Lot.
Ou depuis Saône et Loire (71), Loire (42), Haute-Loire
(43), Lozère (49), Aveyron (12), Lot (46).
Ou quelques uns des plus beaux villages de France, dont
St-Côme d’Olt, Estaing, Figeac, pour arriver à Cahors (visite demain matin) + coup de cœur pour Conques (voir album-photos, mais brutes de carte mémoire sans recadrage ni retouche; dommage pas de
soleil).
Une journée très dure au départ du Puy pour monter sur l’Aubrac, maintenant c’est de la promenade.
C’est vert partout et très fleuri; le thermomètre monte
souvent à 30°, et les orages sont parfois menaçants. A rouler sud-ouest encore et toujours, les bras sont cramés et le nez pèle!
Biz
@+
LES TYPES D’ETAPE
Les journées s’organisent
différemment.
Dimanche, bien du temps pour arriver sur un lit réservé,
alors l’occasion de visiter à gauche et à droite.
Lundi, un objectif improbable pour aller chez un ami qui
m’attend. 149km disait Google, 161 en fait mais avec la chance, le vent a bien aidé et c’était quand même très plat dans la plaine du Forez. Inversement, ce n’était pas une route passionnante,
avec quelques passages à grande circulation.
Mardi, je me suis mis un peu en retard en profitant du
PC jusqu’à 11h, mais pas d’objectif précis; le Puy en Velais était donc très suffisant. Mais très belle route de bout en bout sur les « Balcons de la Loire » d’abord puis dans les
« Gorges de la Loire » jusqu’au Puy. Belle journée de paysages fleuris, pour arriver à une heure très correcte (18h45) à l’AJ; le temps de se laver, de dîner et encore de visiter la
vieille ville à la tombée de la nuit.
Maintenant ce seront des étapes
plus hasardeuses avec passages ’loin de la civilisation’ mais en comptant sur les hébergements pour pèlerins en principe bien répartis sur le chemin (peut-être pas sur la route ?…). A peine 700km
en France.
En Espagne, il n’y aura plus de gîtes pèlerins
…
Mais maintenant par contre, je n’ai plus de rendez-vous
ni de réservations, donc toute liberté pour m’arrêter si une opportunité est à saisir ou si la météo devient mauvaise (les orages du soir) mais aussi pour continuer en cas de grande forme! ou
devant des offres trop coûteuses ou, ou, ou …
Tout ça c’est une présentation théorique; restent les
aléas.
Deviner que Mercredi, en début de W-E de pont
d’Ascension, l’Aubrac sera envahi par des marcheurs à la petite semaine (c’est le cas de le dire) qui ont tous dûment réservé leur lit. Compter sur la gentillesse des gens qui prennent le
téléphone pour vous trouver une place chez leur confrère; OK pour un gîte immanquable (quand on est sur le chemin), que je manque (je suis sur la route); au village d’après, même si on doit
pouvoir y loger, il me parait plus correct de revenir honorer ma réservation; mais … entre-temps le lit a été attribué à un marcheur sans doute encore plus en galère que moi; revenir au village
précédent, 11km pour rien après une journée belle mais bien dure, et obtenir de la boulangère une clé d’une chambre (avec douche WC pour 14€) dans le gîte désert (compter sur ma chance!) et
obtenir du bistrot en face qu’il me bricole une salade, un reste de nouilles et un peu de charcuterie (compter sur ma chance et sur la gentillesse des gens).
Et donc morale de l’histoire, comme d’hab’ tout finit
par s’arranger!
Et ça reprend le cours normal; en
arrêtant tôt à Conques, j’ai le dernier lit du gîte communal; 32 dans le dortoir mais pas un seul ronfleur; bien le temps de visiter cet endroit magique après le départ des touristes. En prenant
le temps de visiter l’insolite Musée de l’Insolite dans les gorges du Célé, j’ai le dernier lit de la nouvelle auberge de jeunesse de Cahors (dans une vieille maison de retraite, la ronde des
générations!) soit en fait une chambre individuelle. Touche du bois ….